Il n’est heureusement pas nécessaire de tourner le dos aux règles sociales pour manger en accord avec ses besoins et ses goûts. Souvent, il suffit de changer l’esprit dans lequel on aborde les aliments :

- On peut déguster avec plus d’attention pour mieux profiter de chaque bouchée et nourrir ainsi son cerveau de stimulations sensorielles. On peut ainsi par exemple manger les aliments dans l’assiette un par un. On dégustera ainsi un légume, puis un autre, le féculent, la viande, la sauce, la feuille de salade, le brin de persil, le pain pour apprécier chaque goût distinctement, puis associé à un ou deux autres. Chaque changement de goût stimule les centres sensoriels du cerveau et participe au rassasiement.

- Manger lentement permet d’apprécier des goûts agréables pendant plus longtemps avec une quantité modeste. Cette façon de procéder permet d’avoir « le beurre et l’argent du beurre », le plaisir de déguster et le confort digestif sans lourdeur après le repas.

- Pour arriver à s’arrêter au bon moment, il est utile de se demander après chaque bouchée ou après chaque petite portion ce qu’on préfère manger ensuite. Il vaut mieux, en effet, prendre plusieurs petites portions, qu’une seule grande et faire régulièrement le point. Il est plus facile de ne pas finir ses spaghetti en les abandonnant pour le fromage ou la glace.

 - Décrire avec un maximum de mots l’aliment qu’on est en train de manger permet de mieux sentir les goûts. On passe de « ça a le goût de spaghetti bolognaise » à : «la sauce a un goût d’ail discret, un goût de tomate très cuite, un peu salé et un peu acidulé, relevé, riche en viande, thym et origan. J’aime bien ce mélange de saveurs et d’arômes. » Plus on met de mots sur ce qu’on mange et mieux on inscrit la prise alimentaire dans la mémoire. Un quart de carré de chocolat noir peut laisser des souvenirs pendant des années si on le mange lentement et avec une grande attention alors qu’une tablette de 200 g mangé vite dans la culpabilité et en pensant à autre chose peut être oubliée en quelques minutes.

- On peut aussi utiliser sa mémoire et son sens de l’observation pour mieux se concentrer sur l’aliment réel qu’on a devant soi et se rappeler le plaisir qu’on aura pris : « la dernière fois que j’ai mangé de la blanquette de veau, la sauce était plus épaisse, plus salée et la viande moins tendre».

- Cuisiner de façon régulière conduit souvent à devenir plus exigeant. Les aliments standardisés proposés par l’industrie agroalimentaire ne sont souvent pas aussi satisfaisants que des plats faits « sur mesure » à son goût.

- La variété et la comparaison sont également un très bon moyen de maintenir l’attention sur l’aliment mangé. Lors des repas à la maison, on peut préparer une salade ou des crudités avec deux vinaigrettes différentes, déguster différentes variétés de poires au dessert, prévoir deux sortes de fromage râpé pour les pâtes ou deux variétés d’un même fromage (lait cru et lait pasteurisé par exemple). C’est utile pour le chocolat aussi : Au lieu de manger une seule sorte de chocolat, on peut en comparer plusieurs marques d’un même type (noir, au lait…) ou la même marque avec différentes teneurs en cacao et essayer de mettre des mots sur les différences.

- Un autre petit exercice agréable consiste dans la dégustation les yeux bandés. Ce jeu est agréable entre adultes, et il amuse aussi beaucoup les enfants, les incitant à adopter une façon attentive de manger.


Source : le site du Groupe de Reflexion sur l'Obésité et le Surpoids (GROS)
http://www.gros.org
Les fruits de mer (coquillages et crustacés) sont à classer dans la même famille nutritionnelle que la viande, le poisson et les oeufs.


Tout comme un bon bifteck, les fruits de mer apportent des protéines indispensables pour entretenir la masse maigre (muscle et os) et du fer dont l'apport quotidien permet d'éviter l'anémie (fatigue due à un mauvais transport de l'oxygène dans le sang).

La consommation de fruits de mer peut donc être une bonne solution pour les femmes anémiées n'étant pas très "carnassières".


A savoir:
A quantité égale, l’apport protéique des fruits de mer se montre presque aussi important qu’un morceau de viande (avec les calories en moins). Exemple : un demi-litre de moules (soit 130 g) apporte 17 g de protéines contre 21 g pour un steack hâché de 110 g.


L’eau de mer regorge d’oligo-éléments que les coquillages puisent à volonté. En les consommant, nous reconstituons nos réserves :

en cuivre et en manganèse qui, associés au fer, participent à la régénération sanguine,
en iode : pour le bon fonctionnement de la thyroïde,
en potassium qui intervient dans les contractions du muscle cardiaque,
en phosphore : excellent pour la mémoire
en zinc au propriété anti-oxydante


A savoir:
Les huîtres sont les aliments les plus riches en zinc, connu pour ses propriétés antiradicalaires.
Il limite donc le vieillissement prématuré des tissus.
Une dizaine d’huîtres en apporte 16 mg


Les fruits de mer sont générallement pauvre en graisse, et le peu de graisse contenue sont des acides gras essentiels comme les oméga 3, des graisses aux propriétés cardio-protecteur et bonnes pour le cerveau.

A savoir:
les fruits de mer sont donc moins gras que la majorité des viande est apportent des graisses bénéfiques pour l'organisme.


Conseil pratique: pensez aux fruits de mer surgelés, idéal pour réaliser des pâtes aux fruits de mer ou encore un délicieux gratin de fruits de mer


Quelques idées de recettes:

rizotto aux crevettes et au safran
spaghetti aux moules et à la crème
gratin de fruits de mer...


Les personnes faisant un régime mangent plus en cas de stress

Nous sommes tous confrontés au stress, que ça soit dans notre vie de famille, dans notre travail, à cause des finances qui battent de l'aile... bref le stress fait parti intégrante de notre société où tout va vite (trop vite?).

Ce stress est une réponse naturelle à une agresion, il ne pose pas de problème à condition d'être bien géré. Il semblerait que les régimes entraineraient une réponse inadaptée au stress.

Des études ont démontré à plusieurs reprises que les personnes au régime avaient tendance à manger davantage en réponse au stress, alors que celles qui ne surveillent pas leur alimentation mangeaient moins.


Selon le Dr Paul Lattimore, spécialiste du comportement alimentaire à la Liverpool John Moores University, “ les sujets au régime consacrent une énergie considérable à contrôler leurs tendances biologiques, si bien qu’ils disposent de ressources limitées pour faire face au stress quotidien. Lorsqu’ils sont stressés, ils perdent le contrôle et s’ils ont accès à de la nourriture, ils mangent. Il faut savoir aussi qu’ils sont tellement habitués à contrer leurs signaux biologiques qu’ils ignorent ou interprètent de manière erronée les signaux de fuite ou de combat de leur organisme. "


Une autre étude récente de grande envergure menée en Finlande révèle que l’indice de masse corporelle (mesure du poids par rapport à la taille) est plus élevé chez les sujets stressés.

En gros le stress fait grossir en faisant manger plus et en mettant l'organisme en mode "économie", ainsi, les prises alimentaires liée au stress contrecarre constamment les tentatives de contrôle du poids de certaines personnes


Que pouvons-nous faire ?

Le mérite de cet article est de mettre en évidence le danger des régimes sur la consommation d'aliments gras et sucrés en cas de stress. Il me vient à l'esprit plusieurs remarques:

- Il est donc important de ne rien s'interdire et de respecter ses signaux de faim et ses envies; la perte de ces signaux entrainant une aggravation des grignotages,

- il n'est pas catastrophique de manger pour se calmer, à condition d'envisager d'autres "réponses" au stress (appeler un ami, prendre un bain...) et de ne pas avoir recours exclusivement à la nourriture quand ça ne va pas,

- il est important de tirer un maximum de plaisir de ses "aliments réconfortants" en prenant le temps de les déguster, ce qui évite d'en manger trop,

- il est indispensable de travailler sur les causes du stress (ne serait il pas judicieux de me reposer un peu?), et sur l'analyse des pensées automatiques négatives qu'engendre le stress ("je suis nul", "je n'y arriverai jamais", "tout le monde m'en veux"...) et d'envisager des pensées plus positives certainement plus réalistes ("certe je suis très débordé ces temps mais en m'organisant bien tout devrait bien se passer", "ma femme ne me fait peut être pas la tête, elle est peut être simplement un peu fatiguée ces jours"...).


Bonne journée à toutes et à tous


Florian SAFFER - diététicien - approche cognitivo-comportementale


Tous les nutritionnistes du monde sont d'accord sur une chose, la prise de poids est lié à une consommation calorique supérieure aux besoins de l'organisme.

Pour mincir il existe donc deux solutions :

- manger de la même façon qu'avant mais des' aliments peu caloriques (mais aussi peu goutus): yaourt 0%, viandes blanches, poisson vapeur, légumes sans gras, fruits...

- ou manger moins, c'est à dire manger de tout mais en arrêtant de manger dès que l'organisme envoi les signaux de "stop". Un mangeur à l'écoute de ces signaux peut manger de tout sans grossir, il s'arrêtera de manger dès que son corps aura reçu suffisamment d'énergie.

Personnellement je préfère travailler avec cette 2eme méthode qui me parait finalement pleine de bon sens,  le plaisir de la table est conservé et la frustration est absente.

Pour beaucoup il est difficile de savoir quand arrêter de manger, les signaux sont mal perçus ou la gourmandise fait parfois manger plus que sa faim.

Il faut apprendre à sortir de table dans sa "zone de confort"

La zone de confort, en gros, ce serait l'état dans lequel on se sent bien après avoir mangé : on prend son repas, on mange, et puis on s'arrête parce qu'on n'a plus faim et que l'on n'est pas encore "trop plein"...

Bref, on ressent un état agréable qui nous situe dans notre "zone de confort". Un état plaisant, un juste équilibre à mi-chemin entre le "pas assez mangé" et le "trop mangé", bref une sensation de justesse, et avant tout de confort digestif!

Voila les questions qu'il faut se poser au cour d'un repas :

- "si je me ressers (ou si je finis mon assiette) aurai-je encore de la place pour le dessert?"

- "si je me ressers (ou si je finis mon assiette) est ce que je ne serais finalement pas moins bien que maintenant?(ventre trop plein, écoeurement...)"

-"si je me ressers (ou si je finis mon assiette), est ce que je serais toujours dans le plaisir?"

Généralement cette approche permet d'excellents résultats, mais elle demande une remise en question complète du comportement alimentaire du patient. En même temps on ne peut pas mincir sans modifier sa façon de se comporter face à l'alimentation. La baguette magique amincissante n'existe malheureusement pas...

Florian Saffer - diététicien - approche comportementale et sensorielle

La caféine est le composant du café le plus connu et auquel on attribue l'essentiel des effets physiologiques liés à la consommation de café. Il s’agit d’un alcaloïde auquel on prête plusieurs propriétés :

 

 


- Un effet psychostimulant : elle améliore la vigilance (surtout nocturne), la coordination des mouvements simples, l'endurance, la rapidité de l'accès aux connaissances mémorisées;
mais elle augmente le délai d'endormissement, rend le sommeil moins profond et abaisse le seuil de réveil. Pour cette raison, il est déconseillé aux personnes souffrant de troubles du sommeil de ne pas consommer de café dans les 6 heures précédents le couché.
A forte dose le café  provoque un état de dépendance (caféinomanie);

 

- Un effet tonicardiaque : elle augmente le débit cardiaque, provoque une vaso-dilatation des artères coronaires (à forte dose), augmente la tension artérielle de façon transitoire (chez une personne qui n'a pas l'habitude d'en consommer).

 

- Autres effets : elle élève le métabolisme de base (donc les dépenses énergétiques), a un effet diurétique, antalgique, bronchodilatateur, stimule les sécrétions gastriques, la mobilisation des acides gras à partir du tissu graisseux et renforce le péristaltisme intestinal, le café permet ainsi de lutter contre la constipation.

 
 De plus, le café est une excellente source de vitamine PP (niacine).

 


Pour conclure : une consommation modérée de caféine(2 à 3 tasses de café ou de thé par jour) peut être bénéfique pour les raisons qui viennent d'être énoncées.

  

 

 

 En revanche, une surconsommation régulière entraîne des inconvénients.
On note, parmi les signes évocateurs de la caféinomanie :
la nervosité, l'anxiété, l'irritabilité, les troubles du sommeil, les tremblements, la polyurie (besoins d'uriner fréquents dus à l'augmentation de la diurèse des 24 heures), les palpitations, la tachycardie, l'arythmie, les troubles sensoriels, l'hyperesthésie, l'accélération du cours de la pensée ou du débit verbal, des périodes d'infatigabilité.

 

 

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